Sylvain BEAULIEU

DRESSAGE ET ÉQUITATION COMPORTEMENTALE

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épaule / hanche en dedans
passage du coin
épaule en dedans
Croupe au mur
Doublers
bitless bridle
Flexion du rein
 

DE LA FACON DE DOUBLER
et
DE CHANGER DE MAIN

 

Du doubler

 

Au XVIIIème, il semble que l’on soit plus exigeant sur la forme des doublers. En fait, au-delà de « rompre la monotonie » du travail de manège par des changements de trajectoires, c’est aussi par paliers progressifs l’apprentissage de ce que nous appelons « la conversion des épaules autour des hanches ».

 

Les doublers sont soit larges soit étroits ; pour les doublers larges, un quart de pirouette ordinaire est à effectuer pour quitter la piste et s’engager dans le doubler, alors que pour les doublers étroits un quart de pirouette fait quitter la piste pour emprunter la ligne du milieu, puis un second quart de pirouette fait prendre la nouvelle trajectoire.

 

 

On comprend aisément que pour réaliser ces enchaînements / changements de trajectoires, le cheval doit se déplacer à vitesse lente, donc dans des allures rassemblées, cheval sur les hanches, ce qui est incompatible avec des allures « nonchalantes » !

 

Il devient évident que ces chapitres n’apparaissent dans le traité de La Guérinière qu’après les leçons de l’épaule en dedans,  de la croupe au mur, du piaffer et du passage ! De même le trot n’est pas employé, sauf sous la forme du « trot hardi » d’une piste. L’équitation issue de l’Ecole de Versailles est une équitation de court et les allures allongées sont considérées comme vulgaires, tout du moins n’ont pas lieu d’être dans les présentations.

 

La difficulté majeure de ces figures consiste à tracer les quarts de pirouettes ordinaires : il s’agit de mobiliser les hanches « sur place » sans perte d’activité pendant que les épaules tracent le quart de cercle. Je ne peux m’empêcher de faire la relation avec les expressions récurrentes du colonel C. Carde : " Il faut ralentir en activant".

 

 

En effet, au pas il faut maîtriser le pas d’école, au trot le piaffer et le passage, et au galop le galop rassembler sur les hanches. Donc des allures à vitesse lente sans perdre d’activité voir en augmentant l’activité.

 

A noter que la pratique des doublers peut aussi servir de préalable ou d’initiation au travail sur le carré de la volte des Anciens.


 


Des changements de main

 

Toujours d’après les « plans de terre » du traité de La Guérinière, les changements de main de cette époque sont plus « élaborés » que ce que l’on pratique de nos jours. Sans vouloir  engendrer des polémiques, force est de constater que notre équitation contemporaine met en avant un sérieux appauvrissement de savoir-faire et un manque de rigueur dans l’exécution des figures de manège !


Car malgré les différences de conformation des chevaux du XVIIIème et de nos chevaux contemporains, rien ne nous empêche d’avoir ce souci du détail dans l’exécution des figures de manège ! Au-delà d’une d’équitation de court, c’est la maîtrise plus approfondie des aides tant du cavalier que de son cheval, et par conséquent une obéissance absolue du cheval dans la main et dans « la balance des talons » !

 

Quand à l’exécution de ces changements de mains, j’insisterai sur 2 points :

 

·    Latéralement, le cheval se déplace une « demi-épaule » devant.

 

·    Au retour sur la piste, les hanches ne doivent pas « être en retard » sur les épaules.

 

 

 

Des vidéos sont en court de montage pour illustrer ces figures.

 

 

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