Sylvain BEAULIEU

DRESSAGE ET ÉQUITATION COMPORTEMENTALE

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Les sauts d’école étaient pratiqués à l’Ecole de Cavalerie dès la création du manège de Saumur au début du XIXème siècle. Modifiés par rapport à ceux qui étaient en vigueur à Versailles, ils l’avaient été pour satisfaire aux exigences de l’équitation militaire par Monsieur Cordier, le premier écuyer en chef; ils étaient alors au nombre de trois, la courbette, la ballotade et la cabriole. Leur but étant essentiellement utilitaire, ils étaient considérés comme « les seuls airs de manège qui soient utiles au cavalier militaire pour exécuter les sauts en hauteur et en largeur ». Destinés à consolider la position des cavaliers ils devaient donc habituer ceux-ci à tous les bonds de leurs montures, comme sauter un fossé, une haie ou une barrière. En quelque sorte ils formaient l’essentiel de ce que l’on appellerait aujourd’hui la formation à l’obstacle.

Depuis, ils se sont transmis au sein du Manège en se transformant, les impératifs de la présentation collective en reprise et le changement intervenu dans les races de chevaux en service étant les causes les plus vraisemblables de cette évolution. Les limousins et autres navarins qui formaient la remonte du Manège à ses débuts ne pouvaient pas s’exprimer, en effet, comme les selles français et les anglo-arabes qui les ont maintenant remplacés.

Mais alors qu’on aurait pu les croire voués à la disparition, voilà que les sauts d’école, maintenus chez nous mais aussi dans les écoles de VIENNE et de JEREZ, refleurissent partout grâce aux cavaliers amateurs.

Spectaculaires, ils exigent une maîtrise absolue de l’équilibre du partenaire cheval et un accord des aides d’une grande finesse pour être exécutés à la perfection. Voilà sans doute ce qui explique l’intérêt que l’on continue à leur porter.

Et ce n’est pas le moindre mérite de l’écuyer Jean-Claude BARRY que de nous avoir fait partager sa passion en consignant dans les lignes qui suivent ce que lui ont appris des années d’expérience dans le dressage et la présentation des sauteurs.

Le lecteur expert y trouvera matière à une très intéressante confrontation de ses connaissances. Quand au non initié il se verra peut être touché par l’envie d’apporter sa contribution à la perpétuation de ce sympathique aspect de notre tradition équestre.

 

Colonel CARDE

35ème Ecuyer en Chef de l’Ecole Nationale d’Equitation et du Cadre noir.

 


 

Ecrit dans un langage simple et clair, ce livre est unique en son genre. En effet, il n’existait pas, à ce jour, d’études détaillées sur les airs relevés : la courbette, la croupade et la cabriole.

Ce livre comble donc un grand vide. Non seulement il explique l’historique de ces airs, mais il dévoile avec méthode et de façon pratique comment amener un cheval à réaliser ces trois sauts d’école.

Cet ouvrage donne ainsi les moyens au plus grand nombre, amateurs ou professionnels, d’accéder à cette partie de notre patrimoine équestre qui a largement contribué à la réputation de l’équitation française en général et du Cadre noir de Saumur en particulier.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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